C'est dans les sous-sols éclairés au néon de la commune d'Ibanda que tout a commencé. Loin des rumbas classiques qui bercent nos dimanches, une nouvelle vibration s'empare des nuits de Bukavu.
Une génération de producteurs autodidactes, armés de laptops reconditionnés et de versions crackées de FL Studio, est en train de réécrire l'identité sonore de la ville. Ce n'est pas seulement du bruit ; c'est une revendication.
“La musique électronique n'est pas juste un son, c'est une nouvelle identité pour la jeunesse du Kivu.
Le collectif "Kivu Bass" organise désormais des soirées mensuelles qui affichent complet. Le mélange est audacieux : des percussions traditionnelles du Sud-Kivu samplées et hachées sur des rythmes techno industriels.
Alors que les festivals internationaux commencent à tourner leur regard vers cette scène émergente, la question de la professionnalisation se pose. Comment transformer cette effervescence créative en une industrie durable ?